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Présentation : Demeurant pendant près de quinze ans en Haute-Marne, Christine et Jean-François PETIOT sont arrivés en janvier 2005 dans le Cantal, à Lavigerie. A l'origine de leur venue, la création d'un hébergement touristique à « La Boudio ». Agés respectivement de 41 et 44 ans, Christine et Jean-François,
parents de deux filles de 11 et 14 ans, réalisent ainsi une reconversion professionnelle (Christine était chargée d'organisation pour les Rencontres Internationales des Arts Graphiques de la ville de Chaumont-Haute-Marne et Jean-François était directeur général d'un magasin de prêt-à-porter). Afin d'étendre leur activité et
de se professionnaliser dans leur nouvelle branche, Christine a obtenu son CAP cuisine en juin 2003 et, Jean-François, son Brevet d'Etat d'Accompagnateur en montagne, en mai 2003.
La première partie du gîte (chambre commune d'une capacité de huit personnes) devrait ouvrir dès cet été tandis que la seconde partie (huit chambres pouvant accueillir deux à cinq personnes) pour l'hiver 2006.
Pourquoi avoir choisi de venir s'installer en pays de Murat ?
Christine PETIOT : Nous mûrissions ce projet d'hébergement touristique depuis de longues années. Une fois qu'il nous a semblé bien ficelé, il ne nous restait plus qu'à trouver un lieu. Nous voulions un endroit en moyenne montagne, avec un axe pas trop loin de la Vallée du Rhône. Mais nous n'avons pas trouvé.
Nous nous sommes alors rendus en 2003 à la Foire à l'installation en milieu rural de Limoges où nous avons rencontré une personne de l'association Pays de Saint-Flour Haute-Auvergne sur le stand du Cantal. Il a été séduit par notre projet et nous avons été séduits par ce qu'il nous a dit. Dès le lendemain, nous sommes alors
venus voir sur place et là, ça a été le coup de foudre. C'était ici que nous devions nous installer. Nous sommes revenus l'été d'après pour chercher un endroit. Au final, le bâtiment actuel (une grange de 930 m² habitable) qui n'était pas au préalable à vendre a fini par se vendre et nous l'avons achetée.
Quelles démarches avez-vous entreprise pour lancer votre activité ?
C.P : D'abord, nous sommes constamment restés en contact avec le Pays de Saint-Flour Haute-Auvergne qui a assuré un suivi total de notre projet. Nous avons également été beaucoup aidés par la Communauté de communes du pays de Murat.
Surtout, on s'est fait connaître de partout. Nous avons noué beaucoup de contacts. Nous avons rencontré des personnes du Conseil général, de la Région, de la Chambre de Commerce et d'Industrie. C'était important d'établir ces démarches, aller à l'encontre des gens afin de bien expliquer ce que nous envisagions.
Quant aux travaux du gîte, nous avons fait appel à un architecte mais nous restons maître d'ouvrage. C'est mon mari qui gère tous les travaux.
Quels conseils donneriez-vous à celles et ceux qui souhaiteraient s'installer en pays de Murat via un projet professionnel ?
C.P. : Il faut savoir aller de l'avant et ne surtout pas hésiter à rencontrer tous les acteurs économiques susceptibles d'apporter une aide. Nous, nous avons fait cette démarche énorme et cela a été payant car nous avons ainsi été très bien accueillis par les habitants mais aussi par les Instances. Nous avons un soutien
total des politiques et sans lui, notre projet n'aurait jamais pu voir le jour.
Rien n'est simple dans la construction d'un projet mais lorsqu'on s'accroche, on peut y parvenir.
www.gite-laboudio.fr
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