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Présentation 
: âgée de 30 ans, mariée et mère de deux enfants (6 et 3 ans), Hélène VIDAL est installée en tant qu'agricultrice à Fraisse-Haut, sur la commune de Laveissière, depuis 1998. Associée à son époux dans le cadre d'une Société civile d'exploitation agricole (SCEA), la jeune femme, née en région parisienne, est arrivée à Laveissière à l'âge de sept ans pour ne plus jamais quitter cette commune qu'elle affectionne tout particulièrement. Désireuse de diversifier son activité, Hélène Vidal s'est lancée en 2004 dans la transformation de produits fermiers à partir de son troupeau d'élevage, des Salers inscrits au herd-book.

Pourquoi avoir choisi de s'installer en Pays de Murat ?

Hélène VIDAL : J'ai horreur de la ville. Je suis arrivée ici à l'âge de sept ans. J'aime cet endroit, cette maison familiale et je ne me vois pas vivre ailleurs. J'ai besoin de la campagne. J'aime beaucoup le métier d'agriculteur, même si c'est un travail difficile. Nous avons quand même des avantages : nous n'avons pas de patron et nous travaillons pour nous.

Quelles démarches avez-vous entreprise pour lancer votre activité ?

H.V. : J'ai découvert la transformation de produits par le biais de formations organisée par la Chambre d'agriculture. J'avais déjà pensé à diversifier mon activité, notamment en ouvrant une ferme-auberge. Et puis, lors de l'une de ces formations, j'ai rencontré un intervenant de l'Ecole Nationale des Industries du Lait et de la Viande (ENILV) d'Aurillac. Et ça a été un déclic. C'est à ce moment là que j'ai décidé de transformer des produits à base de viande de bouf. J'ai été d'autant plus motivée que je suis l'une des rares du Cantal à transformer de la viande Salers.

J'ai inscrit ma première bête à ENILV en janvier 2004 et les premières transformations ont été faites en juillet de la même année. Le principe est simple : l'ENILV donne les terrines et moi je m'occupe des recettes. Aujourd'hui, je propose 18 produits différents (mijotées, terrines, saucisson, saucisse) que je vends sur les marchés. C'est de cette façon que j'ai commencé à me faire connaître. Et aujourd'hui, j'ai de plus en plus de demandes de vacanciers, tant pour eux que pour leur famille.

Je prévois maintenant d'ouvrir mon magasin de vente à la ferme pour mes produits mais aussi pour d'autres du pays de Murat. J'envisage également d'avoir mon propre laboratoire pour mes confections.

Mais pour ces deux derniers projets, cela n'a pas été facile, notamment pour les subventions. Lorsque j'ai monté mon dossier à la Chambre d'agriculture, on m'avait promis une aide financière de 50 %. A savoir, des subventions du Conseil général, de la Région et de l'Europe. Et, au final, je n'ai reçu qu'une aide financière du Conseil général du Cantal.

Quels conseils donneriez-vous à celles et ceux qui souhaiteraient s'installer en Pays de Murat via un projet professionnel ?

H.V. : Il ne faut pas baisser les bras. Les dossiers sont parfois très longs à monter mais il ne faut pas se décourager. Il faut être têtu jusqu'au bout.

Ce qui est sûr, c'est qu'il y a à faire sur le pays. Nous avons la chance d'avoir un potentiel touristique important, et donc, une clientèle conséquente. Il y a encore beaucoup de choses à développer chez nous. Il n'y a donc pas à hésiter à venir en pays de Murat.

 

 
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Hélène VIDAL - agricultrice
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